Alors que le Maroc est placé depuis plusieurs jours en alerte générale à cause de intempéries et enregistrés dans plusieurs régions du nord-ouest, certains responsables semblent manifestement à l’abri… des urgences. Ainsi de la directrice générale de l’OFPPT, la magnifique, Loubna Tricha, qui a trouvé une autre manière très personnelle d’exprimer sa solidarité avec les sinistrés : préparer un voyage en Chine.
Un déplacement prévu pour mercredi 4 février, au moment même où les routes étaient coupées, les populations évacuées et les autorités mobilisées. Las, le destin ou le réveil en a décidé autrement. La directrice a tout simplement raté son vol pour s’être réveillée trop tard. Comme quoi, même les agendas internationaux restent soumis aux lois implacables du sommeil.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Frustration aidant, la vengeance a été immédiate et… interne. Le personnel a ainsi essuyé une bonne colère pour n’avoir pas, semble-t-il, assuré un service pourtant non prévu dans leurs fiches de poste : celui de réveil de Lallahoum Loubna.
Reste une question : que voudrait aller faire la directrice de l’OFPPT en Chine, usine du monde s’il en est ? Difficile d’imaginer ce qu’elle aurait pu y « vendre » en matière de formation ou de savoir-faire à des industriels chinois rompus à la production de masse et à la compétitivité planétaire. Mission stratégique, coopération décisive ou simple voyage d’agrément ? Le mystère demeure.
À moins que ce voyage en Chine loupé n’ait eu un tout autre objectif. À l’OFPPT, la directrice générale est en effet connue, selon plusieurs cadres et directeurs centraux aujourd’hui en contentieux, pour sa gestion agressive des ressources humaines, faite de limogeages, de rétrogradations qui ont donné lieu à des plaintes devant les tribunaux administratifs de Rabat et Casablanca. Donc, les dégâts humains, elle connait en raison de sa manière orageuse de traiter ses collaborateurs proches ou lointains. L’art de dévaster des carrières comme les crues des champs de blé, elle en est la championne incontestée.
Peut-être voulait-elle alors partager cette « expertise » très particulière avec l’usine du monde : non pas comment former, mais comment démotiver à grande échelle le capital humain.
Une nouvelle matière, une nouvelle discipline, version export ?








