La Confédération Marocaine de l’Agriculture et du Développement Rural (COMADER) confirme son rôle de fédérateur et de force de proposition en mobilisant l’ensemble des acteurs de la filière céréalière autour d’un objectif stratégique : renforcer la production nationale et consolider la souveraineté alimentaire du Royaume. Sous l’impulsion de son président, Rachid Benali, l’organisation s’inscrit dans une dynamique proactive visant à structurer durablement le secteur agricole et à accompagner ses mutations face aux nouveaux défis.
C’est dans cet esprit que la COMADER a organisé, le jeudi 2 avril 2026 au Palais des Congrès Bouregreg à Salé, une conférence nationale d’envergure sous le thème : « Filière céréalière au Maroc : quels leviers pour renforcer la production nationale et contribuer à la souveraineté alimentaire ? ». Cet événement a réuni, aux côtés du ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, l’ensemble des parties prenantes : départements ministériels, institutions publiques, organisations professionnelles agricoles, opérateurs économiques ainsi que des experts et chercheurs.
Dans un contexte marqué par les effets du changement climatique, la volatilité des marchés internationaux et la hausse continue des coûts de production, les travaux ont permis de dresser un diagnostic lucide des défis structurels auxquels fait face la filière céréalière, pilier fondamental de la sécurité alimentaire nationale et composante essentielle de l’équilibre économique et social du monde rural.
À travers cette initiative, la COMADER et son président ont réaffirmé leur engagement en faveur de la mise en œuvre des Hautes Orientations Royales, qui placent la sécurité alimentaire au rang de priorité nationale, notamment via la constitution de stocks stratégiques et le renforcement de la souveraineté alimentaire. Ils ont également insisté sur la nécessité d’accélérer la transformation du modèle de développement de la filière, en misant sur l’innovation, la résilience climatique, l’amélioration de la productivité et le renforcement de la compétitivité.
Structurés autour de deux panels dédiés à l’amont et à l’aval, les échanges ont permis de faire émerger une vision partagée des enjeux, notamment en matière de rentabilité de la production, d’organisation de la chaîne de valeur et de valorisation de la production nationale. La COMADER a ainsi plaidé pour une approche intégrée couvrant l’ensemble des maillons de la filière, de la production à la transformation.
Moment fort de cette rencontre, la conclusion d’un accord de modération relatif à la collecte et à la commercialisation du blé tendre a illustré la capacité de la COMADER, sous la conduite de son président, à fédérer les acteurs publics et privés autour de solutions concrètes. Cet accord vise notamment à améliorer l’organisation du marché, à renforcer les capacités de stockage, à faciliter l’accès au financement et à adapter les mécanismes de régulation.
Au terme des débats, plusieurs priorités stratégiques ont été dégagées : le renforcement de la productivité et de la résilience face aux aléas climatiques, l’amélioration de la rentabilité économique, la modernisation des systèmes de collecte, de stockage et de logistique, ainsi que le renforcement de la transparence du marché. La nécessité de repenser la filière dans une logique de souveraineté, intégrant le stockage stratégique et une meilleure articulation avec les activités de transformation, a également été mise en avant.
Par cette mobilisation d’envergure, la COMADER, portée par la vision de son président, réaffirme son rôle central dans l’accompagnement des politiques agricoles nationales et dans la construction d’un modèle agricole plus résilient, plus performant et davantage tourné vers la souveraineté alimentaire.








